Il y a des rumeurs qui circulent. Les entreprises cultiveraient la créativité et le sens de l’innovation de leurs employés afin d’assurer leurs compétitivités. Je blague bien sûr!
Ce ne sont que des rumeurs rien de plus. Recruter des employés créatifs permettrait à l’entreprise de rester en course dans son industrie. Mais où trouver ces créatifs?
Une étude en 2006 a conclu que les personnes atteintes du déficit d’attention avaient une pensée divergente plus élevée que leurs confrères qui n’en souffraient pas. La pensée divergente est définie comme la capacité à générer des idées et solutions originales, flexibles et novatrices. Cela correspond parfaitement à l’image des clients que je rencontre. Une chose est certaine, ils ne sont jamais à court d’idées géniales.
Une deuxième étude en 2011 dont le but était d’établir une comparaison entre les personnes atteintes du TDAH et les personnes qui n’en souffraient pas, révélait que dans bien des domaines les adultes atteints du TDAH avaient beaucoup plus d’accomplissements créatifs réels que les autres. Les domaines étudiés étaient le théâtre, l’humour, la musique, les arts visuels, l’écriture créative, les inventions, les découvertes scientifiques, les arts culinaires, l’architecture et la danse.
En revanche, ce qui fait des adultes atteints du TDAH des personnes créatives sans inhibition d’idées est aussi ce qui fait d’eux des employés avec des difficultés à organiser et planifier leur travail. Ils ont du mal à se concentrer, à passer à l’action lorsque la tâche est ennuyeuse et ne présente aucun défi. Ils sont souvent en retard. Par conséquent, plusieurs doivent faire face à des actions disciplinaires. Comment bénéficier de leur créativité sans toutefois subir les retombées négatives du manque de productivité?
L’entreprise soucieuse de développer le plein potentiel des employés atteints par ce trouble neurologique n’hésitera pas à les aider à identifier les sources de leur manque de rendement, à obtenir un diagnostic précis de leurs états, à intégrer des accommodements raisonnables pour faciliter le travail et offrir un coaching de TDAH pour qu’ils optimisent leur productivité. Au final, elle se verra récompensée par un fort retour sur investissement.


Vers la fin de l’année dernière, j’acceptais de travailler avec un sixième client, en deux mois, qui était atteint du déficit d’attention (TDAH) et qui était en arrêt de travail pour épuisement professionnel. Curieuse, je me suis mise à compiler le nombre de mes clients atteints du TDAH qui me consultaient suite à un «burn-out» ou qui en avaient fait un dans le passé.

